Quel DJ pour mon mariage?

Quel DJ pour mon mariage?

Il est celui sur lequel on compte pour nous aider à mettre le feu, à animer la soirée en alternant différentes ambiances en tenant compte de nos goûts et des réactions de nos invités. Voici nos conseils pour  choisir votre DJ

Ecouter les playlists du DJ

pour découvrir son style et savoir s’il correspond aux musiques, et aux artistes que vous aimez.N’hésitez pas à lui faire part de vos goûts et de vos souhaits.

Comment le DJ rythme t’il la soirée?

Vous souhaitez bien sûr éviter les temps morts. Demandez lui comment il adapte le style des musiques aux invités, à vos goûts et à l’ambiance du dance floor.

Quel type de prestations effectue le DJ et pour quels évènements?

L’idée est de savoir s’il est souple et adaptable à tous types de public, du plus jeune au plus âgé, du plus raide au plus noceur…

Quel est le matériel du DJ?

Sono, lumières… Veillez à ce qu’il ait un équipement complet. Mieux vaut répartir la musique sur plusieurs hauts parleurs que sur un seul qui crachera un son déformé, dérangera les personnes à proximité immédiate et sera inaudible pour celles plus éloignées. De quel type de lumières dispose t’il? Le lieu que vous avez choisi correspond au ton que vous souhaitez donner à votre soirée. Un éclairage approprié renforcera cette atmosphère. Tout comme la musique, l’éclairage évolue en fonction des différents moments de la soirée.

A-t-il un groupe de choristes avec lui, pour quel genre de musique?

C’est toujours agréable de mixer les ambiances et les styles pour votre bonheur et celui de vos invités. Pourquoi pas une animation jazzy lors du cocktail et des rythmes plus effrénés lors de la soirée qui saura également offrir des moments romantiques?

Les informations à fournir à votre DJ

Les musiques sur lesquelles vous souhaitez danser

Le déroulement de la soirée avec ses moments forts: arrivée des mariés, l‘ouverture de bal, l’arrivée de la pièce montée,…

Un topo sur la salle: équipement, coordonnées exactes, heure possible de début d’installation, de départ….

Coordonnées de votre wedding planner et/ou de vos témoins pour qu’il soit au courant des surprises que vous ne soupçonnez pas

le-wedding-blues

 

Attention, avis de spleen dans les jours, les semaines qui suivent votre mariage!     « Non, non, ce ne sera pas mon cas ! » vous dites-vous en lisant ces lignes. Et pourtant, certaines d’entre nous sont touchées par ce sentiment de vide, communément appelé le wedding blues, qui nous habite après le Jour J. Pour nous aider à comprendre pourquoi il survient et comment l’éviter et/ou le gérer, nous avons interviewé Anne Robert, psychologue spécialiste en psychothérapie FSP.

semarier.ch : Quelle définition donner au wedding blues?

Anne Robert: Il se caractérise par un passage à vide, après un moment de grande excitation qui génère ou a généré beaucoup d’attentes.

Pour certaines personnes, le mariage illustre cette situation. Il concrétise la rencontre du prince charmant et doit être le plus beau jour de leur vie. Or, la journée du mariage, même si elle se déroule on ne peut mieux, ne peut jamais être à la hauteur d’un rêve. Un rêve, on le fabrique, il est parfait! Le Jour J, lui, est ancré dans la réalité avec son lot d’imperfections petites ou grandes!

Le soir du mariage ou dans les jours qui suivent, certaines personnes peuvent éprouver un manque, à l’image des sportifs en défaut d’adrénaline après s’être investis durant des semaines, des mois dans la préparation de leur compétition. Leur état émotionnel se traduit par une déprime qu’elles alimentent ou pas.

sm.ch: Existe-t-il des profils plus disposés à vivre un wedding blues?

A.R: Il concerne surtout les personnes qui vivent avec des « montagnes russes émotionnelles ». Elles ont besoin de sources d’excitation pour se sentir bien. Dès que ces stimuli disparaissent, elles ont l’impression de ne plus vivre.

C’est aussi pour cette raison que le wedding blues touche sans doute plus les femmes que les hommes. Celles-ci ont plus tendance à être dans l’imaginaire, à se « faire des films », alors que les hommes sont, pour la plupart, plus terre à terre, ils vivent plus avec leur réalité et moins avec leurs émotions. C’est fatiguant de vivre au rythme de ses émotions, et le prix à payer se traduit par une alternance de plaisir  et de souffrance.

sm.ch: Les personnes accros aux vagues émotionnelles peuvent-elles éviter le wedding blues?

A.R: Dans le cadre du mariage et de sa préparation, on sort de l’ordinaire. On est l’objet d’attentions, de sollicitations qui nous distinguent, peuvent nous laisser penser qu’on est spécial ! Ce statut est source d’illusions qui disparaissent après le mariage, quand la vie normale reprend son cours.

Pour prévenir le wedding blues, il est important de rester connecté à notre réalité et à ce que nous sommes, à ce que nous ressentons.

sm.ch: Concrètement, comment faire?

A.R: Apprendre à vivre le moment présent, simplement, sans toutes les « histoires que l’on se raconte ». Pour y parvenir, une approche thérapeutique occidentale très en vogue aujourd’hui : la Mindfulness. Elle s’inspire des pratiques de méditation qui sont, utilisées en Orient depuis des millénaires.

On y découvre petit à petit comment, et par quels mécanismes, nos pensées entraînent des émotions bien précises. Il s’agit d’un apprentissage et d’un entraînement qui nous aide à vivre pleinement le moment présent tel qu’il est, sans avoir besoin d’y ajouter les « films » que l’on se fait et qui sont la source des vagues émotionnelles. Exercée régulièrement, elle permet d’atteindre une certaine sérénité. Celle-ci n’empêche pas d’éprouver de la joie, bien au contraire.  Petit à petit on en vient à vivre les évènements plus tranquillement!

la-routineLe lundi, c’est raviolis, le mercredi, plateau télé devant la série du moment, le vendredi, restau, et le dimanche, journée cocooning. Dites moi, les yeux dans les yeux que cet emploi du temps partagé avec votre chéri(e) n’est pas, ou n’a pas été le vôtre le temps de quelques semaines, mois ou années. Alors, êtes-vous déjà un vieux couple avant l’âge, pétri d’habitudes? Ou ces petits rendez-vous à deux consolident-ils votre relation? Pour éclairer notre lanterne, nous avons demandé à Monika Ducret, psychologue et conseillère conjugale chez Couple et Famille de répondre à quelques questions.

semarier.ch: Qu’est ce que la routine dans un couple?

Monika Ducret: Pourquoi parler de routine qui a une connotation négative et donne l’image d’un couple statique? Parlons plutôt de rituels, de traditions ou habitudes qu’un couple développe dès le début de sa relation pour créer son identité, se distinguer des autres.

sm.ch: Que peut-elle  apporter à un couple?

M.D: Elle a une fonction essentielle, elle lui permet de se structurer et de retrouver un lien. Le bisou du matin, le marché fait ensemble,… sont autant de repères pour se retrouver et se reconnaître. Les rituels du couple sont des rendez-vous à deux qui le stabilisent, le ressourcent  et lui donnent un regain d’énergie.

sm.ch: La routine est donc un élément essentiel à l’harmonie du couple?

M.D: Si elle le tranquillise et calme certaines angoisses, la routine ne doit pas devenir une autoroute sur laquelle on roule sans vraiment réfléchir ni être concentré! Le couple est une cellule vivante qui évolue. A lui de décider de quitter l’autoroute pour prendre des départementales ou des chemins de campagne pour s’oxygéner, se régénérer.

sm.ch: Comment reconnaître une routine négative?

M.D: Quand l’un des deux partenaires ou les deux s’ennuient, vivent des frustrations lors de ces retrouvailles rituelles. Il est alors important de se poser la question en solo et au sein du couple pour comprendre les raisons de la lassitude. L’équilibre entre routine et imprévu est subtil, il repose sur un savant dosage de compromis pour laisser chacun réaliser ses propres aspirations et permettre des temps de respiration à deux. Pour ces derniers, mieux vaut privilégier la qualité sur la quantité.

sm.ch: Peut-on également parler de routine sexuelle?

M.D: J’ai pour habitude de comparer la sexualité du couple à 3 types de restaurant. Il y a le Fast Food utile quand on a faim mais pas le temps. Le repas au restaurant est plus élaboré avec entrée, plat et dessert et occasionne des retrouvailles. Et enfin, il y a le gastronomique avec menu dégustation qui permet de découvrir des goûts, des odeurs, des associations subtiles parce qu’on prend le temps. La sexualité du couple peut naviguer entre ces trois appétits au gré de ses envies et possibilités. Ne culpabilisons pas, parfois, il vaut mieux un bon Fast Food qu’un menu gastronomique à horizon 6 mois!

sm.ch: La routine peut-elle évoluer?

M.D: Un couple qui cherche à adapter ses rituels, ses moments de retrouvailles est un couple qui cherche à s’offrir ce qui est bon pour lui et son histoire d’amour.

belle-mereC’est elle ou moi! Cette phrase peut être indifféremment prononcée par vous, belle fille en devenir ou par votre future belle-mère. Pour éviter d’en arriver à cet ultimatum délicat et comprendre le château de cartes qui se bâtit au sein du trio belle-mère, belle-fille et fils, nous avons demandé à Isabelle Yakoubian,  psychologue FSP, spécialisée en thérapie familiale, de nous donner quelques clés pour appréhender la situation et développer une relation sereine.

La situation de départ entre la belle-mère, le fils et la belle-fille

Le fils: Il est le héros malgré lui. Sa situation est complexe car il est pris dans un conflit de loyauté entre deux femmes. Il les aime toutes les deux et se demande comment aimer l’une sans trahir l’autre.  Cette difficile équation l’amène souvent à se mettre en retrait pour ne blesser ni l’une ni l’autre.

La belle-mère: Elle apprend à quitter son fils et accepte l’idée qu’il peut être heureux sans elle. Elle peut se sentir dépossédée par l’arrivée d’une autre femme. Sa future belle-fille est parfois vécue comme une intruse qui met en péril la relation qu’elle entretient avec son fils. Elle peut également être inquiète: « saura t’elle l’aimer, le rendre heureux?» Elle veut protéger son fils.

La belle-fille: Elle est historiquement vécue comme une « pièce rapportée ». Longtemps, elle a dû quitter sa propre famille, son environnement quotidien pour se mettre au service de sa belle famille et de sa belle-mère. Elle doit prendre conscience que la relation mère-fils repose sur un lien biologique beaucoup plus fort que le lien contractuel qu’elle s’apprête à officialiser avec son amoureux. Elle essaie de comprendre que son arrivée peut représenter une séparation douloureuse pour sa belle-mère dans la relation qu’elle a avec son fils.

Et maintenant, on fait quoi?

Quelques clés pour éviter le terrain de la rivalité avec soupe à la grimace, remarques assassines et coups pendables…

Le fils: Certains doivent apprendre à quitter leur mère, à mettre des distances et oser lui dire: «c’est ma vie, tu me laisses décider maintenant».

La belle-mère: Elle se rappelle qu’elle aussi a été ou est belle-fille et se remémore ses relations avec sa belle-mère en tirant les leçons de sa propre expérience. Elle respecte les décisions de sa belle-fille sur l’organisation du mariage et ne donne son avis que si on la sollicite. Elle est disponible mais pas intrusive, en conseil pas en imposition. Si elle participe financièrement au mariage, elle n’en tire pas avantage pour faire prévaloir son point de vue. Elle n’oublie pas que ce n’est pas elle qui se marie!

La belle-fille: Elle fait preuve de doigté et d’élégance. Elle donne un rôle à sa belle mère dans l’organisation du mariage. Celle-ci a forcément un talent, caché ou pas, qui  sera utile et évitera des tensions stériles. Elle évite l’ultimatum «c’est elle ou moi» car elle risque fort d’être perdante à court ou moyen terme. Souvenez vous que le lien biologique est plus fort que le lien contractuel.

La belle-mère et la belle-fille: Elles prennent le temps de faire connaissance entre femmes et oubliant le rôle et la fonction de chacune. Elles avancent avec prudence et tolérance. Elles sont conscientes qu’elles aiment le même homme, d’un amour tout aussi fort mais différent. Et surtout, elles réalisent que cet homme, qu’il soit fils ou fiancé, ne leur appartient pas. Elles cherchent à devenir partenaires et non adversaires. Elles oublient les doux surnoms de «belle-mère = harpie » et « belle-fille = voleuse de fils» Elles restent chacune à leur place, en tant que mère ou fiancée. Attention si elles deviennent trop proches, le fils peut se sentir exclu! Elles mettent en avant ce qui les réunit.

 

N’hésitez pas à lire ensemble ce petit guide à l’usage des belles-mères, des belles filles et des fils ou à le laisser traîner pour que qui de droit le lise!

beau-parentIl est de plus en plus fréquent aujourd’hui que la personne à laquelle on décide de s’unir ait des enfants. En se mariant, on devient non seulement épouse ou mari mais aussi beau-parent officiel. Ce dernier statut ne se décrète pas, mais relève plutôt d’un apprentissage avec ses codes, ses limites, ses espoirs et ses craintes. Pour comprendre comment l’appréhender, nous avons rencontré Isabelle Yakoubian, psychologue FSP spécialisée en thérapie familiale qui nous donne quelques pistes de réflexion pour nous aider à revêtir nos habits de beau-parent.

 

 

semarier.ch: Existe-t-il un mode d’emploi du beau-parent?

Isabelle Yakoubian: Si chaque cas est particulier, il est important de savoir que le beau-parent ne remplacera jamais le parent biologique que celui-ci soit absent pour raison de divorce ou de mortalité. Il est essentiel de ne pas faire disparaître, chez l’enfant, l’image et la fonction du parent absent. Ne cherchez pas ou refusez qu’il vous appelle papa ou maman, trouvez plutôt ensemble un autre nom.

Autre principe à avoir en tête: Il n’y a aucune obligation à s’aimer réciproquement entre beaux-parents et beaux-enfants.

En revanche, respect et tolérance réciproques sont indispensables pour jeter les bases d’une relation saine. L’enfant de votre conjoint vous voit comme un adulte. Il attend donc de vous des réactions conformes à l’image qu’il a de l’adulte.

Donnez-vous, à tous les deux, le temps avant de vous rencontrer, ne cherchez pas à faire «copain-copain» tout de suite, soyez à son écoute et apprivoisez-vous tranquillement.

sm.ch: Comment faire si l’enfant ne veut pas accepter son beau-parent?

I.Y: Il est vrai qu’en cas de recomposition familiale, l’enfant peut avoir la tentation de rejeter sa frustration et sa colère sur son beau-parent, ce qui est lourd à porter pour ce dernier. Un des moyens qui s’offre à celui-ci, est d’essayer, seul ou aidé, de prendre de la distance émotionnelle. Il est important qu’il ne se culpabilise pas s’il fait de son mieux, donne le meilleur de lui-même. L’idéal est qu’il n’attende de l’enfant que ce qu’il est capable d’offrir à un instant T. Là encore, il doit donner du temps au temps.

sm.ch: Quel rôle joue le parent biologique «absent» pour raison de divorce dans la relation que son enfant peut créer avec son beau-parent?

I.Y: Il faut qu’il prenne conscience, et ce n’est pas facile pour lui, que son enfant est pris dans un conflit de loyauté. Si, par exemple, mère et belle-mère ne s’entendent pas, l’enfant ne voit pas comment aimer deux personnes qui ne s’aiment pas et éprouve souvent la crainte de trahir son parent biologique en appréciant son beau-parent.

L’idéal est que le parent biologique arrive à dire «je n’apprécie pas cette personne, mais c’est mon histoire avec elle, pas la tienne» Cette position est très difficile à formaliser, car souvent le parent biologique peut craindre que «l’autre» ne vienne prendre sa place, «et s’il était un meilleur parent que moi?»

sm.ch: Et quel est le rôle du parent biologique présent au quotidien?

I.Y: Sa place est essentielle, il pose les limites, fixe le cadre aussi bien avec son enfant qu’avec son conjoint. Il est le représentant de l’autorité parentale au jour le jour et doit assumer ce rôle.

Quand il partage de nouveau sa vie avec quelqu’un, le nouveau couple forme une équipe parentale qui doit manifester cohérence et cohésion devant l’enfant. Pour aboutir à ce climat, il est important que dialogue et négociation s’instaurent entre eux, que les actes aient un sens et que les responsabilités soient assumées.

sm.ch: Le mariage et l’officialisation qui l’accompagne changent-ils quelque chose à la relation beaux-parents /enfant?

I.Y: Fondamentalement, ça ne change rien pour les enfants. Les adultes peuvent avoir l’illusion que ça va donner une assise, de nouvelles bases mais ce n’est pas le cas. L’apprentissage de la relation se fait au jour le jour et avec le temps.

les-disputesAfin que le jour J se déroule dans le calme et la sérénité, il est important que tous les sujets sensibles soient abordés pendant la période des préparatifs. Semarier.ch a fait appel à Céline Delucinge, psychologue et fraichement mariée, pour décortiquer vos trois thèmes de dispute préférés! De la belle-mère à la gestion du budget, voici une interview à lire à deux pour que le dialogue puisse s’installer… Vous êtes sauvés!

semarier.ch: D’où viennent les disputes qui surgissent pendant les préparatifs?

Céline Delucinge: Le mariage soulève des questionnements et des peurs qui viennent dans un premier temps déstabiliser l’équilibre du couple, puis se transforment pour aboutir à l’union de deux êtres qui partagent une vision commune de leur avenir. Cet évènement  bouleverse la vie et lance l’individu vers un nouvel avenir, la construction de sa propre famille. Le mariage les lie dans un désir commun, celui de s’engager l’un envers l’autre. Parfois leurs représentations divergent et c’est dans ce contexte que les tensions peuvent apparaître.

Quand les familles s’emmêlent…

sm.ch: La famille est la source de beaucoup de disputes! Pourquoi la future mariée a t’elle souvent du mal à accepter sa belle-famille?

C.D: L’engagement envers son conjoint implique de se séparer psychiquement de sa famille et de créer la sienne. Chacun doit trouver une place qui, bien sûr, est nouvelle et donc réveille des peurs. Sans oublier qu’intégrer une belle-famille nécessite de pouvoir s’y reconnaitre et de pouvoir partager quelque chose de commun…

sm.ch: Que peut faire le futur marié pour aider sa compagne?

C.D: Je pense qu’il faut dire à ces Messieurs que le dialogue reste la clé qui ouvre la porte de ses peurs. N’hésitez pas à échanger sur ces peurs communes et rassurez-la sur son avenir.

Elle râle…

sm.ch: Pendant les préparatifs, il n’est pas rare que la future mariée veuille tout faire et râle sans arrêt! Que cela signifie t’il?

C.D: Les préparatifs du mariage sont source de stress pour l’homme comme pour la femme. Tant de choses à penser, à préparer, à ne pas oublier…  Le jour J arrive et tout doit être parfait! Les disputes commencent et il faut faire face. Râler est un moyen d’exprimer ses craintes et ses angoisses, de se libérer également.

sm.ch: Dans ce cas, quelle est la place de l’homme?

C.D: Messieurs, écoutez-la, donnez-lui votre avis. Proposez-lui de se partager les tâches. Vous pouvez notamment lister ce qu’il reste à faire et attribuer à vos proches des points de cette liste. Cela permettra également de faire participer votre belle-famille d’une manière plus sereine.

 

Money, money, money…

 

sm.ch: Pourquoi les futures mariées ont-elles souvent beaucoup de mal à respecter un budget? Pourquoi cette envie de ne pas se raisonner et de dépenser sans compter?

C.D: Le mariage est une journée inoubliable… il faut donc pour le couple tout ce qui existe de mieux, est-ce forcément  le plus onéreux? Cet instant doit rester gravé dans leurs têtes, dans leurs souvenirs. Le compromis est alors de mise, entre le rêve et la dure réalité des finances.

sm.ch: Que doit dire l’homme dans ce cas?

C.D: Messieurs, rappelez-lui qu’il faut faire attention, que le budget est limité, tant de raisons qui peuvent être source de conflit. Ce qui fera de cet instant un moment magique, un rêve à vous deux, ce sont tous les témoignages d’amour entre vous, l’affection de vos proches et toutes les émotions que vous partagerez. Tous ces moments ne coûtent rien mais font la richesse de votre mariage.

emotionsVotre rêve se réalise, vous allez vous marier avec la personne que vous aimez et souhaitez vivre le reste de votre vie à ses côtés. Vous avez de nombreux projets en commun et êtes sûrs de vous. Petite ombre au tableau, vous ne savez pas comment vous gérerez vos émotions le jour de votre mariage, serez-vous excités, joyeux, sereins, en  pleurs, sans voix?…. ou votre état reflètera t’il une palette de tous ces sentiments? semarier.ch a demandé à Fleur Ouda, psychanalyste, de nous livrer son analyse

semarier.ch : Que représente symboliquement le mariage?

Fleur Ouda: Dans notre société, le mariage  est une institution sociale qui affirme un changement d’état à ses propres yeux et aux yeux de la société. On quitte l’image construite depuis des d’années pour accéder à la position d’adulte. Les mariés affirment leur désir et leur sexualité. La mariée notamment, ne lève pas seulement son voile durant la cérémonie, elle le lève symboliquement en révélant publiquement son désir sexuel. Les mariés officialisent également leur statut en tant que couple et rejoignent de ce fait le monde de leurs parents. Il peut donc y avoir une identification ou une contre identification au modèle parental.

sm.ch : Le marié et la mariée vivent-ils cette officialisation de la même manière en termes d’émotions?

F.O: Si l’on considère la mariée, elle ne peut s’empêcher de se comparer à sa mère. Fait-elle le même mariage qu’elle? Est-il très différent? Épouse-t-elle un homme à l’image de son père, de son frère, un modèle complètement différent du schéma parental? Dans tous les cas, elle peut être bouleversée de continuer ou de rompre l’exemple maternel en accédant au même niveau qu’elle.

sm.ch : Et les émotions du marié?

F.O: Tout comme sa fiancée, il se questionne sur la réussite de son mariage. Est-il capable d’aimer toute sa vie celle auprès de laquelle il s’engage. Comment réagir en cas de baisse d’amour, du désir? Quels aménagements trouver?

sm.ch : Les mariages qui concrétisent des années de vie commune rentrent-ils dans ce cadre là?

F.O: En prenant la décision de se marier, d’officialiser une union aux yeux de la loi et de son entourage, on cherche une reconnaissance approuvée ou pas, qu’on vive ou pas en couple depuis un certain temps.

sm.ch : Par quelles émotions cette officialisation peut-elle se traduire?

F.O: Les sens sont bouleversés, ce qui peut s’exprimer par de l’excitation, de l’inhibition, des larmes, la perte de sa voix…

sm.ch : Peut-on anticiper, gérer ces émotions?

F.O: Je pense qu’elles sont assez conscientes dès avant le mariage. Chacun dispose de son libre arbitre pour décider de les écouter et d’en tenir compte. Pour certains, une simple prise de recul personnelle peut suffire, pour d’autres c’est une discussion avec son conjoint, un de ses parents ou une personne extérieure qui peut s’avérer plus utile. L’important est d’écouter ou de taire sa petite voix intérieure en connaissance de cause!

seductionVous vous mariez bientôt mais… il ou elle continue à séduire et ne peut s’en empêcher. Vous savez que ce n’est pas méchant, vous pensez que ça n’ira jamais trop loin, mais, franchement, vous vivez de plus en plus mal cette attitude. Heureusement, Céline Delucinge, notre psychologue, prend la situation en main et décrypte le pourquoi du comment…

semarier.ch: Qu’est-ce que la séduction?

Céline Delucinge: Le mot séduire signifie «conduire à soi, tirer à soi». Dans le quotidien, toute relation humaine est basée sur la séduction envers autrui. Par exemple dans le milieu professionnel, il s’agit d’être performant et de plaire à l’autre, c’est à dire répondre à ses attentes et à ses désirs. Dans ce contexte, la séduction est dénuée de désir et a trait à l’image de soi. Il n’en reste pas moins que dans certaines situations, ce mot est empreint d’ambiguïté… il ne faut pas confondre la séduction qui fait lien dans la relation à l’autre et la séduction marquée par le désir dans la relation amoureuse.

sm.ch: Continuer à séduire s’oppose t’il à l’amour pour l’autre?

C.D: L’amour est l’un des sentiments humains des plus complexes. Aimer, s’attacher à un autre qu’à soi peut être risqué dans la mesure où le sentiment amoureux entraîne une fusion à l’autre. Le risque majeur est de perdre sa propre identité dans le sentiment amoureux car dès que les sentiments sont là pour l’autre, nous pouvons nous perdre en lui. Le délicat équilibre du couple se situe justement à cette frontière entre la préservation de son identité propre (« le Je ») et la construction d’une identité de couple, à deux (« le Nous »).

S’il a besoin d’être rassuré sur sa propre image, le séducteur ou la séductrice peut jouer de la séduction lorsque l’approche d’un engagement tel que le mariage arrive. Il est à l’évidence bien plus aisé de séduire une personne avec qui aucun sentiment amoureux n’est engagé.

sm.ch: Ce besoin de séduction reflète t’il une peur de l’attachement ou de l’engagement?

C.D: Séduire ne reflète pas vraiment une peur de l’attachement mais plutôt de l’engagement. Comme cité précédemment, l’amour engendre une fusion entre les personnes du couple dans laquelle l’identité propre peut être menacée. Le besoin de séduire renvoie directement au besoin de plaire et est par conséquent lié à l’image de soi. Par crainte de ne plus être apprécié, la séduction est un bon moyen pour se rassurer. L’engagement du mariage fait ressurgir des peurs naturelles car des sentiments sont réveillés: peur de se tromper, peur d’être lié à un autre que soi. En conclusion, l’attachement est bien présent mais l’engagement peut être source de craintes. Il s’agit dans ce cas d’être en mesure d’entendre la séduction comme une porte ouverte à la discussion car elle peut avoir un sens à découvrir.

sm.ch: Pourquoi cette frustration, cette inquiétude de voir l’autre avoir d’autres centres d’intérêt que soi?

C.D: Le sentiment amoureux a deux pôles : un positif qui se situe dans le partage, le don de soi, se sentir aimé… et un négatif qui se situe à son extrême opposé: la peur de perdre ce même amour. De ce paradoxe, nait l’inquiétude de voir partir l’être aimé. Le sentiment de confiance en soi est également à l’œuvre car il faut s’aimer suffisamment pour pouvoir penser qu’un autre puisse nous aimer pour nous même. Lorsque l’autre a d’autres centres d’intérêts que nous, la fusion n’opère plus et les peurs apparaissent. Mais encore une fois la construction d’un couple se fait à deux. Progressivement la passion du début, celle qui aveugle, laisse place à la réalité de l’autre, bien moins idéale mais bien plus véritable. Garder son identité propre passe également par des activités individuelles pour que l’équilibre du couple se crée et donne lieu à un «Nous» stable et construit.

sm.ch: A quel moment tirer la sonnette d’alarme?

C.D: Il existe une sorte de séduction dite «pathologique» empreinte de maîtrise de l’autre dans laquelle l’autre est utilisé comme objet. Mais ce cas de figure reste rarissime. Le séducteur ou la séductrice ne se révèle pas au moment du mariage, son comportement a dû se manifester dès le départ de la relation. Dans ce contexte, il s’agit de repérer quelles sont les causes de ce jeu de la séduction: Là encore le besoin d’être rassuré, le manque de confiance en soi jouent un rôle mais aussi l’impossibilité de se projeter dans l’avenir, … et d’autres causes innombrables tellement le sentiment amoureux est complexe. Encore une fois, la clé de la réussite d’un couple réside toujours dans l’échange et la discussion la plus sincère possible.

sm.ch: Nous sommes donc tous des séducteurs?

C.D: La séduction est présente dans les relations humaines quelles qu’elles soient, elle permet le lien social et la relation amoureuse.

 

partenariat-enregistreIl existe en fait 3 régimes différents, un au niveau fédéral, un dans le canton de Genève et un dernier dans le canton de Neuchâtel. Scan…

Le partenariat enregistré fédéral

Son principe

Permettre aux partenaires de même sexe de mener une vie de couple et d’assumer des responsabilités solidaires: assistance et respect mutuel, chacun contribuant à l’entretien de la communauté selon ses moyens.

Les conditions à réunir

Etre âgé d’au moins 18 ans, capable de discernement, légalement célibataire. Ne pas être parent en ligne directe par descendance ou adoption. Avoir, pour l’ un des deux, la nationalité suisse ou son domicile en Suisse.

La conclusion du partenariat enregistré

L’officier de l’état civil reçoit la déclaration de volonté des deux partenaires et leur fait signer l’acte de partenariat. Il leur délivre ensuite un certificat de partenariat.

Chaque partenaire est alors officiellement «lié par un partenariat enregistré»

Les conséquences du partenariat enregistré

sur le nom?

Aucune. Les partenaires peuvent cependant porter dans le passeport, mais pas sur la carte d’identité, un «nom du partenariat» sans valeur juridique.

sur le patrimoine?

Chacun(e) dispose de ses biens et répond seul(e) de ses dettes. Ce système correspond à la séparation des biens du droit matrimonial.

En cas de dissolution, les partenaires peuvent convenir d’une réglementation spéciale et prévoir, devant notaire, le partage des biens selon les dispositions de la participation aux acquêts.

Dans les domaines fiscal et successoral, les partenaires sont assimilé(e)s aux couples mariés. Si l’un(e) décède, l’autre est assimilé(e) à un veuf, s’agissant du droit à la rente AVS et à la prévoyance professionnelle.

 En tant que locataires?

Le bailleur du logement commun doit être informé de l’enregistrement du partenariat car une résiliation du contrat par le bailleur n’est valable que si elle est adressée séparément aux deux partenaires.

 Auprès des enfants?

L’adoption d’un enfant et le recours à la procréation médicalement assistée sont interdits ainsi que l’adoption de l’enfant du/de la partenaire.

Lorsqu’un/e partenaire a des enfants, l’autre partenaire est tenu/e de l’assister dans l’exercice de l’autorité parentale et de le/la représenter si besoin (maladie ou d’absence).

La dissolution du partenariat enregistré

Déposer ensemble une requête de dissolution du partenariat au juge. Il est possible de demander la dissolution au juge si le couple vit séparément depuis un an au moins.

Les prestations de la prévoyance professionnelle sont partagées.

Après la dissolution, chaque partenaire pourvoit à son propre entretien. Toutefois, lorsqu’une personne a, en raison de la répartition des tâches durant le partenariat enregistré, limité son activité lucrative ou n’en a pas exercé, elle peut demander des contributions d’entretien équitables à son/sa partenaire jusqu’à ce qu’elle puisse à nouveau exercer une activité lui permettant de pourvoir elle-même à son entretien.

Les particularités des PACS genevois et neuchâtelois

Il peuvent être conclus par un couple hétérosexuel ou homosexuel qui souhaite faire reconnaître sa vie commune et son statut de couple.

Au moins, un des deux partenaires doit être domicilié dans le canton.

A Genève, il n’entraîne pas de changement d’état civil et n’a que des effets symboliques ou limités de droit public cantonal genevois. Les partenaires restent célibataires aux yeux des impôts cantonaux et des prestations sociales.

A Neuchâtel, ses principaux effets portent sur le droit de visite à l’hôpital, le droit sur les successions et sur les donations entre vifs, et la réglementation de la Caisse de pensions de l’Etat de Neuchâtel. En cas de radiation du partenariat et sauf disposition légale spéciale, le partenaire est assimilé à un veuf ou à un divorcé dans tous les domaines ressortissant au droit cantonal.

Ils n’excluent pas le partenariat enregistré fédéral.

nom

Janvier 2013: Le nouveau droit du nom visant l’égalité entre hommes et femmes entre en vigueur.

Deux possibilités sont offertes aux fiancés lors de leur mariage: ils pourront choisir l’un de leurs noms comme nom de famille commun ou garder leur nom de célibataire. Et les enfants, alors comment s’appelleront-ils?

Le concret valant mieux qu’un long discours, voici quelques exemples pour comprendre…

 Monsieur  Eric Baumann et Mademoiselle Estelle Rossi Carlier

sont ravis de vous faire part de leur mariage

                                                                                                    qui sera célébré le samedi 20 juillet 2013

 

Les choix possibles de nom marital pour Eric et Estelle…

Ils décident de garder chacun leur nom de naissance

Ils continueront donc à s’appeler Eric Baumann et Estelle Rossi. Le patronyme Carlier n’étant pas un nom de naissance, il disparaît.

Eric et Estelle choisissent, avant leur mariage, quel nom porteront leurs enfants, Baumann ou Rossi. Ils peuvent toutefois changer d’avis dans un délai d’un an à compter de la naissance de leur premier enfant.

Leurs enfants recevront le droit de cité communal et cantonal du parent dont ils portent le nom.

S’ils ont déjà un enfant âgé de 12 ans révolus, il n’est pas possible de changer son nom sans son consentement.

Ils décident de prendre un nom de famille commun

Ils s’appelleront donc Eric et Estelle Baumann ou Eric et Estelle Rossi.

Leurs enfants prendront le nom marital choisi, droit de cité communal et cantonal compris.

S’ils ont déjà un enfant âgé de 12 ans révolus, il n’est pas possible de changer son nom sans son consentement.

Ce qu’Estelle ne pourra plus faire?

S’appeler Estelle Rossi Baumann